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Fresque de Saint Silouane l'Athonite.
Monastère Saint Jean-Baptiste, Liban.
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L'amour des ennemis implique
aussi que l'on garde, face aux violences que l'on subit, la paix de l'âme et du
corps, autrement dit, comme nous l'avons noté précédemment, que non seulement
on ne s'irrite pas en retour, mais que l'on reste sans trouble .
Le Starets recommande aussi, non
seulement de ne pas accuser nos ennemis, mais encore de ne pas penser de mal
d'eux et même de ne pas les juger du tout. Plutôt que d'accuser les autres, il
convient de se sentir soi-même coupable.
L'amour des ennemis suppose bien
entendu, pour le Starets, qu'on leur pardonne leurs offenses et que l'on prie
pour eux. Néanmoins le pardon n'est pas encore l'amour, et la prière peut
précéder l'amour et n'en être pas encore une manifestation : « Lorsque
j'étais encore dans le monde», confesse saint Silouane, «j'aimais de bon
cœur pardonner; je pardonnais facilement et je priais volontiers pour ceux qui
m'avaient offensé; mais quand je vins au monastère, alors que j'étais encore
novice, je reçus une grande grâce et elle m'apprit à aimer mes ennemis».






