Saturday, May 27, 2017

Pour les Pères, la Bible est le Christ.

La lecture dans le Christ : l’A priori Orthodoxe
    La meilleure façon de définir la spiritualité orthodoxe, c’est de dire qu’elle est essentiellement biblique, mais il faut saisir le sens orthodoxe, ecclésial du terme. Les Pères de l’Église vivaient de la Bible, pensaient et parlaient par la Bible avec cette admirable pénétration qui va jusqu'à l’identification de leur être avec la substance biblique elle-même.
    L’exégèse pure en tant que science autonome n’a jamais existé au temps des Pères. Si on se met à leur école, on comprend immédiatement qu’il ne s’agit jamais d’une école exégétique soit historique, soit allégorique, méthode d’Antioche ou d’Alexandrie. L’exégèse patristique présente toute la gamme où chaque tendance trouve sa place légitime. Il s’agit du fait fondamental de toute lecture biblique : la Parole lue et écoutée conduit toujours à la Personne vivante du Verbe. Le Christ n’est jamais limité par le sens didactique, catéchétique, ni par aucun autre sens de ses propres paroles. Tous nos sens utilitaires et pragmatiques, tout ce qui est curiosité et question, se subordonnent au fait de la révélation de la Présence la plus réelle et de son illumination. Saint Jean Chrysostome prie ainsi devant le livre saint : “Seigneur Jésus-Christ, ouvre les yeux de mon cœur afin de comprendre et d’accomplir ta volonté… illumine mes yeux par ta lumière… Toi seul, l’unique Lumière”. Et saint Marc : “L’Évangile est fermé pour les efforts humains, l’ouvrir, c’est le don du Christ”. Saint Éphrem conseille : “Avant toute lecture, prie et supplie Dieu pour qu’Il se révèle à toi”.

Saturday, May 20, 2017

Je distribue le courrier.

Chronique du temps des persécutions Soviétiques.
   
   Natacha ayant passé plus de deux semaines auprès du père Arsène, elle en rapporta un paquet de lettres qu'il fallait transmettre d'urgence. Aussi m'en confia-t-elle la moitié à distribuer.
   L'époque était troublée. C'était l'année 1936, où l'on avait arrêté quantité de membres de notre communauté. Les autres se sentaient espionnés; distribuer du courrier n'était donc pas sans risques.
   Natacha me raconta que, lors de son séjour chez le père Arsène, sa maison était clairement surveillée. La propriétaire ainsi que plusieurs voisins avaient été convoqués à la section du district et interrogés sur le père: qui accueillait-il, de qui recevait-il des lettres, célébrait-il à son domicile?. Puis elle ajouta: "Dans le train qui me ramenait à Moscou, j'avais constamment la sensation d'être surveillée.

Saturday, May 13, 2017

Letter of Father Sophrony
to his sister Maria (In the Soviet Union).

   On the Resurrection. On St Symeon the New Theologian and Staret Silouan. Christ inevitably suffers in this world.
The Old Rectory Easter 1961
CHRIST IS RISEN!.

   Maria, my dear, to you and to everyone of you I send my Paschal greeting and my very best wishes.
   May the Lord preserve you, all of you. May the joy of the Resurrection never leave you!. Were it not for the resurrection of the dead, everything that happens on earth in the world of man would lose its meaning. If man dies in the sense of 're­turning to nothingness', as he was before his coming into the world, then to what purpose, for what, does anything at all, take place?.

Saturday, May 6, 2017

De la maladie et l’Économie de Dieu.

    Je vous dis, amis chers, que je suis moine. Il est normal que je pense, parle et pose les questions autrement que vous. Je conçois très bien que, dans le monde, la question la plus courante quand on rencontre quelqu'un ou quand on lui écrit soit: «Comment allez-vous?. Votre santé est-elle bonne?», et si la réponse est «Oui, je me porte bien», nous disions poliment: «Je suis heureux de l'entendre!» il est évident, et personne ne le conteste, que la santé est un don béni de Dieu, mais uniquement pour le juste ou le pécheur qui se repent - mais pour le négligent ou l'impénitent, c'est un don dangereux et son absence pourrait rendre cent fois plus heureux le malheureux pécheur. Celui qui perçoit l'esprit de la Sainte Écriture, qui connaît les paroles de l'Apôtre: «Si vous restez sans châtiment, vous êtes des adultères et non des enfants», celui-là sera d'accord avec moi et défendra mon point de vue. Les justes, conformément à l'enseignement de l'Apôtre, n'ont aucun souci de la santé; ils ne la demandent pas au Seigneur, ils supportent comme une grâce toute douleur et toute punition venant de Dieu. Quant aux pécheurs qui se repentent, ils supplient parfois Dieu de leur envoyer la maladie et les épreuves dans le temps présent, et qu'il leur pardonne dans l'éternité. Je peux vous citer beaucoup d'exemples qui illustrent mon propos.

Saturday, April 29, 2017

The Holy Myrrhbearing Women
An image of seeking the Lord.

   This letter has been written by Saint Theophan the Recluse to the sisters of the Tambov Convent on April 22, 1862, but it applies to every Christian seeking the Lord.

   In the Myrrhbearing Women I see your image, Sisters, the image of a similar attitude of the heart!. For what constitutes the particular characteristic of the myrrh bearing women?. Their constant patient following of the Lord, as if seeking Him. They minister to Him from their substance and accompany Him to Jerusalem; they follow Him as He bears the cross. They surround Him when He is crucified on Golgotha; they watch where He is laid after He is taken from the cross. After the Sabbath, early in the morning they hasten to the grave; and while still in total darkness they are overjoyed by the manifestation of the Resur­rection, and they run to inform the Apostles about Him. With such zeal they cling to the Lord, so insatiably did they want to see Him and be near Him. And so you too, abandoning everything, went to follow the Lord. Blessed is your path. Go and seek always His face.

Saturday, April 22, 2017

Thomas l’incrédule.

Père Alexandre Schmemann.

   "Si je ne vois pas - je ne croirai point..." dit Thomas, l'un des douze disciples du Christ, en réponse aux récits pleins de joie de ceux qui avaient reconnu leur Maître ressuscité, après L'avoir vu, crucifié et mort. Huit jours plus tard, selon le texte de l'Évangile, tandis que les apôtres étaient à nouveau réunis, le Christ apparut et dit à Thomas: "Avance ton doigt, mets-le dans mon côté, et crois...", Thomas s'écria: "Mon Seigneur et mon Dieu". Alors le Christ lui dit: "Parce que tu m'as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru".

Saturday, April 15, 2017

You are free to sing: “Christ is Risen!”.

   Father George Calciu (1925-2006) was a sufferer for Christ. A Romanian by birth, an Orthodox Christian by upbringing, and a priest by vocation, “Calciu” spent a total of twenty-one brutal years in prison, tortured and subjected to brainwashing for his outspoken evangelism and criticism of communist materialism.
   George Calciu was the youngest of eleven children, raised by devout parents as a faithful Orthodox Christian. Romania became communist in 1944, and the government soon began to crack down on the Church. Calciu was a medical student at the time, and his open faith made him suspect. He was imprisoned in 1948, where he was subjected to 1984-style mind control experiments, which aimed to torture the convicts until they denied Christ, and then were forced to torture others toward the same end. “They wanted our souls,” he recalled, “not our bodies.”

Saturday, April 8, 2017

Behold, the Crucified One!.

Elder Philotheos Zervakos.

   Do you see His incorrupt feet which are nailed to the Cross?. They are nailed for us, to direct our own feet upon the way of truth, faith and virtue. Do you see His open arms?. They symbolize the warm love which He has for us; to embrace us, and present us to His Heavenly Father; and to make us His children and His sons, and gods by grace. Do you see that pierced side which pours forth blood and water?. The water represents the baptism by which we were cleansed of original sin. The blood represents the Bloodless Sacrifice which is celebrated on the Holy Altars: by partaking of it, we are sanctified and unified with Him, becoming one Body. Just as a loving mother nourishes her children with her milk, in the same manner, our sweetest Jesus nourishes us as His beloved children; however, not with milk, but with His very Body and Blood.